Le jardin des églantiers pourquoi ?

L'églantier est un arbuste incroyable. Qui sait s'adapter aux situations, se transformer en même temps que son environnement, nourri des soins qu'on lui prodigue. C'est un rosier hautain qui parfume votre jardin de ses corolles élégantes. Puis, vous l'oubliez, et la fleur sophistiquée devient une modeste églantine. Un soir d'été vous vous apercevez de votre insouciance. Une greffe soigneusement appliquée pare l'églantine furtive de la robe somptueuse et soyeuse de la rose... L'églantier, c'est l'éternité... Sympa non ?... Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ! Et puis, je me souviens que l'églantine fut l'insigne que les révoltés du début du 20ème siècle accrochaient à leur boutonnière le jour du 1er mai, avant d'aller au " meetinge du métropolitain" dont je vous raconterai l'histoire pour le 1er mai de l'an prochain.

dimanche 06 novembre 2011 19:58


Ca s’est passé chez nous

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Jadis, Waville a abrité une maladrerie

 La cartographie des lieux de cantonnement permettant de limiter l’épidémie est  répertoriée depuis les XII et XIIIème siècle. L’endroit requis appelé maladrerie formait un enclos retranché de l’habitat jouxtant le cimetière. Les malades indigènes étaient reçus prioritairement. Pour rendre l’éviction inévitable, l’église entourait l’adieu du lépreux à la communauté d’un cérémonial lugubre, analogue à celui des funérailles, mais qui reconnaissait le lien précédant la situation nouvelle de l’individu gangrené.
Une centaine de centres ont essaimé en Lorraine, dont un à Waville, seule communauté de la vallée à héberger les infortunés lépreux. On leur octroyait une robe longue, des gants, une crécelle puis on l’emmenait en procession à l’endroit bordé. Ils ne pouvaient en .sortir que le soir de la Toussaint. L’ancien hôpital, devenu le lieu-dit Maladrerie est situé en bordure de la route nationale et de la route montant dans le village.
Aujourd’hui, le bourg égrène des jours paisibles entre pissote désertée et cabarets reconvertis. Le temps des p’tits rouges de comptoir et palabres interminables est passé. A présent, chacun sommeille les soirs d’automne, devant la télévision.

IIlustration : « Quartier de l’église de Waville » Aquarelle figurant dans l’album Promenade au fil des aitres du Rupt de Mad qui pourra être consulté au cours de l’exposition des peintres d’Arnaville les 25 et 26 octobre 2014.

samedi 18 octobre 2014 10:58 , dans Agenda


Histoire de calendriers

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Notre calendrier, le calendrier romain se révèle dénué de poésie et de parti pris naturaliste contrairement à celui des révolutionnaires de 1789. Alors que ce dernier épouse les quatre saisons, le marqueur du temps en vigueur actuellement continue de respirer au rythme de la verticalité de l’histoire antique. Ainsi, janvier symboliserait Janus l’antique roi du Latium, février s’accrocherait aux rites papistes de la purification, alors que mars retournerait aux coutumes de l’Empire Romain marquant avec le retour du printemps, à savoir l’autorisation de recourir aux combats guerriers puisque Mars est le Dieu de la guerre. De même que juin rappelle la déesse Junon, juillet salue Jules César et août l’empereur Auguste. Pour le reste du temps, n’ayant plus de héros mythiques à dévorer, la codification des jours se contente de se nommer : septième, huitième, neuvième, dixième dans la mesure où le chapelet des mois débutait jadis au printemps. En revanche, distingué en : al, or, aire, ose, la succession calendaire inventée par les révolutionnaires différencie les quatre saisons selon leurs particularités climatiques et écologiques au plus près des phénomènes naturels, répudiant les constructions idéologiques de l’antique domination. Le printemps se drape ainsi dans : germinal, le temps de la germination, floréal : celui de l’éclosion, prairial : la maturation, suivi de : messidor, le temps des moissons, thermidor celui des chaleurs et fructidor : la récolte. L’automne se décline en : aire. Vendémiaire : les vendanges, brumaire : les brumes suivi de frimaire : le froid. L’hiver pour sa part se répartit en ose : nivôse la neige et les frimas, pluviôse la pluie prend le relais. Enfin ventôse est le mois du vent qui chasse l’hiver pour ouvrir la route au printemps. Nous sommes en Brumaire. Les dernières branches des arbustes du jardin ont revêtu pour quelques temps encore leurs somptueuses couleurs d’automne avant de tomber en poussière, sauf dans l’aquarelle qui a su prolonger l’enchantement.

Illustration : « Feuillages d’automne » Aquarelle Janine Olmi.

samedi 11 octobre 2014 09:34 , dans Littérature


Connaissez-vous Arnaville ?

Blog de lamargonote :LE JARDIN DES EGLANTIERS, Connaissez-vous Arnaville ?

On a quitté la Place Stanislas. On a pris le temps de musarder le long de la place mussipontaine des sept péchés capitaux. Loin de la bataille des « métropoles de Lorraine : Nancy/Metz » voici soudain que le sourire éclatant du clocher d’Arnaville frappe à l’âme, le passager pérégrinant en ces vallons et prairies de notre verte région.

Arnaville, c’est une bourgade campagnarde ouvrant sur sa gauche la porte de la Vallée du Rupt de Mad à l’entrée du parc de Lorraine vers Madine. A sa droite on emprunte la départementale qui longe les vignobles des vins de Moselle au pays de Vaud. Par là on rejoint Metz. Un ouvrage récent, célébrant le patrimoine des Aîtres médiévales courant le long des rives de la rivière appelée le Rupt, la qualifiait de « ville ouverte ».

En ces journées des 25 et 26 octobre comme chaque année, le village  « ouvre ses fenêtres » en exposant les peintres de ces pays là. Les visiteurs pourront feuilleter un album richement illustré de reproductions picturales réalisées par les artistes d’Arnaville et des environs. Ils pourront également rencontrer l’auteure de ce livre d’art fourmillant d’anecdotes, d’histoires cocasses ou bouleversantes vécues jadis par les habitants de contrées enfouies au long des coteaux d’un hier vigneron.

Le titre : « Promenade au fil des Aîtres du Rupt de Mad » aux Editions « Les Paraiges » à Metz. L’auteure : Janine Olmi. On vous attend.

Ouvert : samedi 25 octobre de 14h à 18 heures,
dimanche 26 octobre de 10h à 18 heures.

Vernissage : samedi 25 octobre à 17 heures.

 Illustration : « Le sourire d’Arnaville ». Aquarelle de Janine OLMI.

samedi 27 septembre 2014 20:31 , dans Peintures


L’automne arrive, l’automne est là, c‘est l’ouverture de la chasse

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Abrités sous les rayons du soleil qui caressent encore plantes et gens les grands arbres revêtent leur flamboyante houppelande. Sous les pas du flâneur, les feuilles rousses commencent à craqueler. C’est encore fructidor, le mois des récoltes mais la douceur de l’air ne saurait tromper, les gels de nivôse ne tarderont à pointer leur nez glacé. C’est l’automne. Avec lui, l’ouverture de la chasse annonçant le retour de l’homo « funestus ».

Deux naïves comptines de mon enfance me reviennent à l’esprit :

L’automne a mis en fête / Les hôtes des taillis
Déjà la biche allaite / Ses doux et chers petits
Jeannot lapin s’agite / Bondit hors de son gîte
Et cours au fond des bois / Dès le frileux matin
Jusqu’à la lune claire / Brouter la sarriette et le thym
Dans la verte clairière / Quand tout se tait soudain
Un coup de feu/Vite est parti / Et Jeannot roule anéanti
Nul ne voit plus dans la clairière / Sauter joyeuse dans la fougère
La houppette de son derrière / Il git, sanglant, anéanti
Pauvre Jeannot vif et gentil

Illustration : « L’oiseau frileusement blotti dans le marais guette anxieux le chasseur impavide ». Aquarelle de Janine Olmi

samedi 20 septembre 2014 19:19 , dans Agenda


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