Le jardin des églantiers pourquoi ?

L'églantier est un arbuste incroyable. Qui sait s'adapter aux situations, se transformer en même temps que son environnement, nourri des soins qu'on lui prodigue. C'est un rosier hautain qui parfume votre jardin de ses corolles élégantes. Puis, vous l'oubliez, et la fleur sophistiquée devient une modeste églantine. Un soir d'été vous vous apercevez de votre insouciance. Une greffe soigneusement appliquée pare l'églantine furtive de la robe somptueuse et soyeuse de la rose... L'églantier, c'est l'éternité... Sympa non ?... Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ! Et puis, je me souviens que l'églantine fut l'insigne que les révoltés du début du 20ème siècle accrochaient à leur boutonnière le jour du 1er mai, avant d'aller au " meetinge du métropolitain" dont je vous raconterai l'histoire pour le 1er mai de l'an prochain.

dimanche 06 novembre 2011 19:58


Hiver

Blog de lamargonote : LE JARDIN DES EGLANTIERS, Hiver

Les prés ont revêtu leur blanche houppelande
Un silence profond caresse l’étendue ouatée de la lande
L’oiseau bleu a cessé de chanter sur la branche
Tout dort… et c’est pourtant le jour qui nait
Le disque blanc qui vient de trouer la nuée
Monte lentement dans un ciel blafard
Où  seuls se pourchassent des corbeaux bavards
De la fenêtre de ma maison  frileusement blottie
Je regarde des flocons effrontés la féerie
Se bousculant dans le désordre joyeux
Avant de s’éteindre sur mon cache-nez
Caresse glacée d’un céleste baiser
Embrasant  le veinard qui peut se pelotonner
Auprès de l’âtre où crépite un bon feu .

Illustration: "Mon logis au creux de l'hiver". Aquarelle de JOL.

samedi 24 janvier 2015 15:25 , dans Peintures


Après le langage du cœur, le temps de la maturation

Blog de lamargonote : LE JARDIN DES EGLANTIERS, Après le langage du cœur, le temps de la maturation

Le pays de France est entré dans une nouvelle époque. Avec les odes aux « forces de l’ordre » s’effondrent les derniers lambeaux du joli mai 1968. Le slogan « CRS/SS » aura duré le temps que blanchisse la toison du « rouquin de Nanterre ». Conscient du tsunami en formation depuis l’entrée dans le 21ème siècle, Dany bafouille depuis quelques temps déjà. Avec sa verve devenue ampoulée disparaissent, les rêves de toute une génération celle qui croyait avoir inventé la jeunesse du monde. Reste prégnant le très célèbre : il est interdit d’interdire. En emblème, en poème, en caricature, en chanson ! Alors se pose un paradoxe : qu’a voulu célébrer la France profonde ! Quelles réalités a recouvert le sacramentel : JE SUIS CHARLY ? La poursuite du combat pour une liberté d’expression que l’on s’interdit d’interdire ? L’extrémisme caricatural porté sur les autels, les exhibitions « femens » sous les clochers ? La résurrection voltairienne ? Ou  l’éloge vibrante de l’héroïsme policier ? Tous ensemble derrière les sentinelles du vivre ensemble qui, par essence, occupent une position de garde-fou intransigeant de la loi, ainsi que le revendique dessin de Cabu symbole de la force brutale massacrant précisément la « liberté d’expression » ?  C’était au printemps 1980 lors de l’invasion policière à la maison du peuple de Nancy ! Les rassemblements spontanés et les gigantesques marches étaient porteur de ces paradoxes. On y a célébré, simultanément avec la même ferveur, les emblématiques crayons et les ovations au passage des cordons de sécurité. Le tout soulevé par l’exaltation de notre hymne national sous les plis complices du drapeau tricolore. En fait, tout ce qu’un hebdo comme Charlie brocarde hardiment ! Qu’a voulu dire la France debout ? L’émotion et la compassion d’un peuple furent généreuses au point de tout embraser, de tout embrasser. Ce fut sa grandeur ! Et peut être sa candeur. Au-delà des politiques qui surfent sur la vague, demain, le temps de l’intellectualisation nous dira ce qui va fonder une « nouvelle époque ».

Illustration : « Qu’importe l’irrationalité des branches tant qu’elles restent liées à un tronc baigné du soleil de la lucidité ».  Aquarelle de JOL.

samedi 17 janvier 2015 09:46 , dans Agenda


Nous sommes Charlie

Blog de lamargonote : LE JARDIN DES EGLANTIERS, Nous sommes Charlie

7 janvier 2015. 18 H 30.  Le soleil était resté couché depuis le matin sous un voile épais de nuages. Tristesse. Sanglots retenus dans des poitrines oppressées. J’étais sur la place Stanislas. Noire de monde. De milliers de nancéiens venaient de converger spontanément brandissant l’emblème : « Je suis Charlie ». Je ne connaissais personne. Personne ne me reconnaissait. Ici et maintenant n’était pas la foule des cortèges qui arpentaient régulièrement les pavés de la cité ducale. C’étaient des anonymes, des « gens », debout réunis autour de l’amour de la  liberté et de la tolérance. Les cœurs étaient lourds, dévastés par la barbarie du jour et simultanément soulevés par l’exaltation communicative du tous ensemble pour la défense d’une même cause. Etaient-ils communistes, socialistes, nationaliste, frontiste ? Ca n’était pas à l’ordre du jour. Devant l’horreur, l’humain a besoin de la proximité et de la chaleur des autres humains. Ils étaient là. Serrés l’un contre l’autre, silencieux, bercés dans un chant d’humanité rayonnant pour témoigner de leur indignation, mais debout, déterminés. Soudain les premiers mots presque chuchotés d’une Marseillaise qui au fil des secondes va s’enfler, emplir les poumons et les cœurs gonflés de larmes et exhaler l’espoir de vaincre dans ses dernières notes.

Illustration : Dessin de CABU en soutien d’une Lorraine au Cœur d’Acier.

 

dimanche 11 janvier 2015 11:10 , dans Agenda


Bonne année 2015

Blog de lamargonote : LE JARDIN DES EGLANTIERS, Bonne année 2015

Pour que les souhaits du Nouvel An ne soient pas engoncés dans « une com » entachée de symbolisme, mais au contraire, réalistes et sincères le plus possible, on pourrait dire, bien des choses en somme tels que :
Si la vie est méchante, chante.
Ou encore, après la pluie le beau temps.
Mais je propose une formule qui m’a été transmise par une Marie, Coccinelle Vosgienne et qui me paraît la mieux adaptée à une situation fluctuante. A savoir :

Qu’on le fasse en chantant ou en pleurant, le chemin c’est toujours le chemin.

C’est ce que je propose pour illustrer les vœux que Lamargonote formule à votre intention à l’aube de cette nouvelle année.

Illustration : « Le soleil peut toujours briller » Aquarelle de Janine OLMI.

samedi 03 janvier 2015 15:06 , dans Agenda


|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à lamargonote

Vous devez être connecté pour ajouter lamargonote à vos amis

 
Créer un blog