Le jardin des églantiers pourquoi ?

L'églantier est un arbuste incroyable. Qui sait s'adapter aux situations, se transformer en même temps que son environnement, nourri des soins qu'on lui prodigue. C'est un rosier hautain qui parfume votre jardin de ses corolles élégantes. Puis, vous l'oubliez, et la fleur sophistiquée devient une modeste églantine. Un soir d'été vous vous apercevez de votre insouciance. Une greffe soigneusement appliquée pare l'églantine furtive de la robe somptueuse et soyeuse de la rose... L'églantier, c'est l'éternité... Sympa non ?... Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ! Et puis, je me souviens que l'églantine fut l'insigne que les révoltés du début du 20ème siècle accrochaient à leur boutonnière le jour du 1er mai, avant d'aller au " meetinge du métropolitain" dont je vous raconterai l'histoire pour le 1er mai de l'an prochain.

dimanche 06 novembre 2011 19:58


Les mystères d’une histoire de la Vierge Marie (3) : L’immaculée Conception

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Après l’effondrement de Byzance, l’Eglise romaine, seule aux commandes de la chrétienté, s’emploie à ancrer la position de la « Théodokos ». C’est ainsi que la notion d’Immaculée Conception est un point de foi qui, étant apparu dès les Xème et XIème siècle, fut porté par les franciscains à partir du XIIIème. Mais c’est seulement après un parcours laborieux dans les méandres théologiques de plusieurs siècles, qu’une bulle de Pie IX « Ineffabilis Deus » datée du 8 décembre 1854, établit le dogme de l’Immaculée Conception. La nouvelle sentence papale serait probablement restée enfouie sous la poussière des approximations du Saint Siège sans l’opportune « révélation » faite à Bernadette en patois, par l’apparition mystérieuse de Lourdes du 25 mars 1858 !
« Que soy era , i mmaculata counceptiou ! »

Les réticences se fondent sur l’objet même du dogme. Celui-ci professe que Marie fut conçue sans péché, c'est-à-dire que ses parents l’ont conçue à l’écart du péché originel, selon le récit suivant : Les grands-parents de Jésus restent stériles jusqu’à un âge avancé, jusqu’au jour où un ange leur annonce qu’ils auront une fille qui elle-même donnera naissance au « Fils du Très Haut ». Les deux époux se rejoindront à la porte dorée et échangeront un baiser qui suffira à la conception de l’enfant Marie. L’histoire est racontée dans le journal La Croix sous le titre de « légende dorée ».
Les autres religions du Livre n’acceptent pas ce dogme. Selon une théorie ésotérique, les orthodoxes, tout comme Luther professent que c’est uniquement en raison de son adhésion à la volonté de Dieu que Marie est immaculée alors que Calvin ne reprend même pas le qualificatif de « mère de Dieu ». Pour les réformés, Marie est vierge pour la gestation de Jésus, mais a eu d’autres enfants ensuite. Le fossé entre les tendances apostoliques du monde chrétien, va encore s’élargir avec la promulgation du dogme de l’Assomption. La montée au ciel de la Vierge Marie est une histoire couramment racontée par de grands peintres (Estéban Murillo). Mais c’est Pie XII qui l’élève en dogme dans la constitution apostolique « Munificentissum deus » à la date du 1er novembre 1950, dans le cadre de l’Année Mariale. Alors que les orthodoxes professent l’état de « dormition » de la Vierge Marie c’est-à-dire, Sa mort, Son l’ensevelissement puis Sa résurrection, le dogme de l’Assomption symbolise la montée au ciel de son vivant ! Décidément « le Seigneur fit des merveilles pour sa mère » ! mais pas pour l’œcuménisme qui subit une nouvelle fracture.

Illustration : Nouvelle version d’une vierge de Lourdes trouvée dans un missel des années 50.

dimanche 20 juillet 2014 20:03 , dans Femmes


Les mystères d’une histoire de la Vierge Marie (2) : Dans la construction de l’Eglise romaine

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En fait, après une longue obscurité, elle apparait au concile d’Ephèse en 431, que l’on peut considérer comme l’origine d’un culte marial qui va s’imposer progressivement au cours des siècles.

En la qualifiant de « Théodokos » ou mère de Dieu, le concile, entend graver dans le marbre, la position de Rome relative à la double nature humaine et divine du Christ, mise en cause par l’évêque de Constantinople Nestorius qui ne reconnaissait que la nature divine. Cette querelle « byzantine » est en fait la manifestation d’un combat entre Byzance et Rome pour assurer le leadership de la nouvelle religion devenue religion d’Etat. Ainsi la femme est devenue « la servante du seigneur ».

Dorénavant, l’Eglise de Rome va tracer le cheminement de Marie, avec plus ou moins de bonheur, en fonction des aléas de l’audience du Vatican, mais au cœur de deux impératifs : sa qualité virginale de mère de Dieu et son rôle d’intermédiaire psychique soulageant les petites misères humaines. C’est ainsi qu’elle va passer de Théodokos à Immaculée Conception et au dogme de l’Assomption, en empruntant la voie des apparitions miraculeuses, plus ou moins encombrée selon les époques jusqu’à l’instauration de l’infaillibilité papale !

Illustration : Une des dames célestes de la Vallée du Rupt de Mad époque Renaissance « miraculeusement » retrouvée à l’occasion de fouilles. Photo Janine OLMI.

samedi 12 juillet 2014 19:18 , dans Femmes


Les mystères d’une histoire de la Vierge Marie

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La spiritualité mariale n’était pas apparente au temps de Jésus. Elle a été construite au cours des siècles de christianisme. Postérieure aux évangiles, et fondée sur l’Annonciation, la Visitation, le Magnificat : « le Seigneur fit pour moi des merveilles » elle est un point de divergence majeure au cœur des religions du Livre (catholicisme, protestantisme, juifs, islam).
Les évangiles de Mathieu et Luc retiennent deux aspects : l’annonciation et la conception virginale. C’est à dire ce qui situe la nature divine de la gestation. En revanche, Jean cite à plusieurs reprises « la mère », en place de Marie ou de la Vierge. Dans les écritures, elle apparait à plusieurs reprises dans des rôles secondaires, tels que la présentation au temple où inquiète de la disparition de Jésus alors âgé de 12 ans, occupé à instruire les docteurs de la Loi, celui-ci lui répond assez abruptement : « Femme,  il faut bien que je m’occupe des affaires de Mon Père » Autrement dit : « C’est pas tes oignons ». Aux Noces de Cana dans un rôle d’utilité domestique « ils n’ont plus de vin » Au Golgotha au travers de la recommandation suivante : « Jésus voyant sa mère et auprès d’elle le disciple qu’il aimait dit à sa mère : femme, voici ton fils, puis au disciple : voilà ta mère. Et dès ce moment le disciple la prit chez lui » Que c’est donc bien alambiqué tout çà. On la retrouvera brièvement dans les Actes des Apôtres, le jour de la Pentecôte. Et on en sait plus sur Marie Magdeleine, sur Marthe et Marie, que sur la mère de Jésus. Bizarre !

Illustration : « L’annonciation selon Salvador Dali ». Aquarelle de Janine OLMI.

samedi 05 juillet 2014 18:23 , dans Littérature


Arnaville : les feux de la Saint-Jean ont bonne mine

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Connaissez-vous Arnaville la rieuse, dont le fin clocher se mire dans l’eau pure d’une rivière ? Ce gros bourg, qui ouvre la porte des aîtres villageoises de la vallée du Rupt de Mad fut porté sur les fonds baptismaux par le comte évêque Arnald au VIIème siècle. Située à l’orée des départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, elle subit l’influence de la cité abbatiale de Gorze autant que celle d’une terre lorraine. Pour preuve, elle abrite deux églises. Comme à Colombey. Pourtant, ici pas de sauveur suprême, mais une population festive sensible à l’innovation, à l’accueil, à la jovialité. Leur dernière trouvaille : la construction d’un fort Apache de dimensions impressionnante dont la hauteur sera révélée ce samedi 28 juin à minuit, lorsque les feux de la Saint-Jean embraseront le travail gratuit des hommes. Cette nuit promet d’être grandiose, tout comme celles des précédents feux du solstice d’été. Car la tradition des constructions éphémères vouées aux flammes date de plus de vingt ans,. Ainsi un cheval de Troie, une diligence, un bateau pirate, une tour Eiffel de 17 mètre, le Tower Bridge de l’an dernier, se sont déjà embrasés pour la grande joie des spectateurs qui d’année en année accourent à la rencontre de l’ingéniosité des résidants de cette bourgade campagnarde. Cette année 3000 visiteurs sont attendus, multipliant ainsi par cinq la population du village fondé par Arnald, autre inventeur célèbre puisqu’il fut, avec les moines gorziens, à l’origine du chant grégorien, toujours appelé « chant de Metz » il y a encore quelques décennies. C’est ainsi qu’en 1829 le curé de Bayonville fut vertement tancé par l’autorité municipale en qualité de trublion ayant remplacé le « chant de Metz » par celui de Nancy. Si vous voulez en savoir plus sur ces paysanneries truculentes, rendez-vous dans l'ouvrage « Promenade au fil des aîtres du Rupt de Mad » auteure Janine Olmi, Editeur : Les Paraiges 4 Rue Amable Testu à Metz ou chez votre libraire.

Illustration : « Rêver Arnaville ». Aquarelle de Janine OLMI .

dimanche 29 juin 2014 18:01 , dans Agenda


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